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Interview - Les présentations

Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Eska : Rappeur
DJ Slim : DJ du groupe
DJ Wong : DJ et concepteur du groupe
Rewinds : Beatboxer
Kenhzo : Concepteur musical, backeur scène et MC au sein du groupe
H Kidam: Concepteur musical et réalisateur de l'album et backer scénique.


Vous êtes 6, j'imagine que chacun a des influences différentes...c'est intéressant de savoir comment vous en êtes venus chacun à faire de la musique ?

E : La chanson française m'influence. J'ai fait de la musique par amour de la musique, elle régie ma vie, elle est ce que je suis et je suis ce qu'elle a fait de moi.

DJ S : Moi c'est plus le type de la musique plutôt qu'un artiste qui m'a motivé et l'amour de la musique en lui-même.

H.K : Mon père est musicien, j'ai baigné dedans depuis tout petit.

Dj W : Pour ma part, c'est la Soul qui m'influence.

Kenhzo : Ce qui est un bien dans le groupe c'est qu'on vient tous d'horizons différents que ce soit culturel ou autre. Moi par exemple c'est plus les musiques de l'Est, Orientales qui m'inspirent.

Comment vous vous êtes rencontrés ?

E : Par la musique, étant donné qu'on ne traînait pas seulement dans un moule rap, on s'est mis à rencontrer des gens d'horizons différentes. H Kidam on l'a rencontré par le biais du Monstre Gentil, le studio dans lequel on travaillait à St Etienne que son père détient avec lui. DJ Wong c'est dans le deejing, mais c'est un kiff humain avant tout ! C'est toujours très beau de dire c'est une aventure humaine pour nous c'est d'abord un kiff humain.
Mais c'est des gens avec qui je sais que j'irai loin parce que c'est des gens passionnés, on parle pas de statut, de niveaux, on parle de passion, et la passion c'est ce qui guide les personnes un peu plus loin que les gens qui ont du talent. J'étais entouré d'énormément de gens qui avaient du talent mais qui n'avaient pas le fond, et sans fond, on peut pas avancer !!

Comment ça s'est passé après, vous avez fait des séances studios directement ?

Dj W : Premièrement, il y a eu la formation à 3, Eska, H Kidam et moi. Après quand se sont multipliés les scènes, on eu besoin de développer l'aspect scénique et pour avoir un réel impact sur scène, un effet massif : c'est à ce moment là que sont arrivés le 2ème backeur H Kidam, un 2ème DJ pour taffer l'aspect scénique et un beat boxeur Rewind.

R : Oui, Kenhzo et moi, on est arrivés il y a 3 ans, on se connaissait.

E : Avec lui, on a fait une période d'essai de 6 mois, ça été concluant, on l'a gardé à la fin. (Rires)

# Posté le lundi 19 septembre 2005 13:22

Modifié le mercredi 21 septembre 2005 09:31

Interview - 1ères maquettes, 1ères scènes,...

Votre 1ère maquette collective ? C'était quand ? C'était quoi ?

E : 1er maxi, Hip Hop Circus. Pour notre 1er maxi, on n'a pas fait beaucoup de choses parce qu'on n'est pas dans ce circuit du mouvement Hip Hop, on n'a jamais fait partie de ce circuit là, donc on ne voulait pas faire beaucoup de chose. On travaillait déjà notre identité spécifique, dès le 1er maxi on délirait un peu sur le côté burlesque du mouvement, dès ce moment-là, nos choix musicaux étaient décalés.

Vos 1ères scènes, il y a des anecdotes ?

E : Bien !! On s'est déjà retrouvés face à 7 personnes dans un endroit gigantesque, ou tu ne pouvais pas les rater. On a un peu tout vécu, enfin, on a jamais tout vécu mais bon, on a vu des concerts assez remplis, des gouffres, on a peut être pas tout vu mais on en a vu pas mal.

Qu'est ce qui vous inspire ? Seriez-vous capable de faire de la fiction par exemple ?

E : Moi je suis très terre à terre, j'ai du mal avec tout ce qui est fiction. J'aime bien parler de choses qui existent, pas de choses fantasmatiques. Tout comme le freestyle, ce n'est pas mon truc. C'est quelque chose que j'adore, c'est une discipline du Hip Hop mais ce n'est pas la mienne. Je ne suis pas basic mais on s'en approche !! (Rires)

Le 1er morceau que vous avez fait, comment ça s'est passé ? Vous l'avez fait écouter à qui ?

H.K: C'est toujours resté dans notre cocon, ce n'est qu'à la sortie du maxi qu'on a vraiment véhiculé nos morceaux.

Justement qu'est-ce qui sest passé après la sortie de ce 1er maxi ?

E : On a ressenti un truc particulier qui fait que même à l'époque on s'était dits : "tiens, c'est marrant, on nous prend pas comme tout le monde". Et on s'est rendus compte depuis nos 1ers maxis qu'on arrivait à toucher pleins de gens d'horizons différents, même des gens qui n'aimaient pas le rap. Vu qu'on était dans notre bulle, on ne s'en était pas vraiment rendu compte qu'on était entrain de créer une identité. C'est à travers le regard des gens, une fois que le 1er projet puis les autres sont sortis qu'on a pu voir qu'on faisait quelque chose de très particulier.
C'est par le biais de ce 1er maxi qu'on avait été invité sur pas mal d'émissions de blacklist, un groupe de St Etienne avec le disque sous le bras comme on n'avait pas de producteurs. Il y a eu une effervescence même au niveau de la presse, il y avait pas mal de chronique, on avait été étonnés.

# Posté le lundi 19 septembre 2005 13:27

Modifié le mercredi 21 septembre 2005 09:33

Interview - Signature chez Deshmusic, finalisation de l'album,...

Vous avez toujours voulu être indépendant, c'était une volonté ?

E : Ceux qui font croire qu'ils ont vraiment voulu être en indé, c'est du mytho, nous on est indé par dépit.
Et puis, on n'était pas prêt, il y avait une formation qui était impérative avant d'arriver à ce que l'on voulait. Quand on s'est rendus compte que notre identité était vraiment définie, et que ce qui se dégageait correspondait à ce que l'on avait envie de renvoyer au public, on s'est dits "merde, c'est pas des morceaux qui ont de l'envergure locale", pour nous ça avait de l'envergure nationale. C'est clair que l'un des seuls moyens de pouvoir toucher tout ça, c'est d'aller démarcher ceux qui te permettent d'y arriver.

Comment vous en êtes arrivés à signer chez Deshmusic ?

E : C'est notre manager qui a envoyé nos sons à Deshmusic. Et Deshmusic n'avait pas de projet de résigner un groupe de rap avant longtemps, mais bon ils ont eu un coup de c½ur pour nous. Et on a une proposition de signature en édition puis on continuait à maquetter, on avait l'accès au studio. Puis notre manager a démarché Labels, c'est comme ça que les choses se sont vite enchaînées. A partir du démarchage ça a été rapide.

Vos sensations quand vous avez terminé l'album, on se dit "ça y est, c'est bon il n'y a plus rien à retoucher" ?

DJ W : Il a fallu longtemps avant qu'on se dise qu'il n'y avait plus rien à retoucher, et puis rien c'est entre guillemets, il y a toujours un truc à faire, on est des psychopathes.

E : Mais non, cet album il est complet, il y a rien à retoucher, bon il y a toujours un truc de psychote en se disant est-ce que les gens vont comprendre le coup culotté de faire un morceau métal Hip Hop en plein milieu d'un album Rap. On est toujours dans le stress de faire des choses osées avant et une fois que c'est fini et qu'on peut plus rien faire, on se dits comment les gens vont le percevoir .Il y a toujours cette panique de savoir comment les gens vont nous comprendre, comme on dit des choses qui nous touchent au plus profond de nous-mêmes. Ça fait toujours un peu chier des gens qui disent "Ouais c'est pas intéressant ce que tu dis".
C'est plus ça qui me fait peur, d'être trop à vif étant donné que dans cet album j'ai osé parler de choses qui sont vraiment très personnels, quand on fait ça, on tient vraiment être à compris.

DJ W : Quand on pense être arrivé au terme de notre travail, avoir fait le maximum il n'y a plus grand-chose à faire, on n'a plus les cartes en main.

E : Oui, maintenant, on est vraiment prêts à aller défendre notre album sur scène, en studio ce n'est pas de la vrai Zic. Aujourd'hui on est dans une autre phase, on est prêts à aller faire de la Zic concrète.

# Posté le lundi 19 septembre 2005 13:29

Modifié le mercredi 21 septembre 2005 09:35

Interview - Open Mic

Pour finir avez-vous quelque chose à rajouter ?

E : On est heureux d'être là, de tout ce qui va se produire, c'est que des bonnes choses pour nous de toute façon, quoi qu'il en soit c'est magnifique et on sera content. Après chaque mauvaise chose, il s'est toujours passé une bonne chose puissance dix derrière.

Dj W : Oui, on eu la chance de rencontrer aussi les bonnes personnes tout au long de notre projet : le Monstre Gentil, Deshmusic, notre manager.

E : Oui, honnêtement on considère vraiment être des chanceux. Moi je ne suis pas du tout dans l'esprit compétitif du rap donc je ne pense pas être meilleur que les autres, on a fait un truc et on a trouvé les bonnes personnes au bon moment, on a été béni par les cieux. Moi, depuis 13 ans, je n'ai jamais considéré que j'ai galéré. Ca a toujours été des bonnes choses.

K : Il faut dire aussi que cet album, il nous a tous rapprochés que ce soit entre nous ou les gens de l'extérieur qui ont participés à l'album.

# Posté le lundi 19 septembre 2005 13:30

Modifié le mercredi 21 septembre 2005 09:36